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Fox et Wolf, dits aussi le renard et le loup – une admiration mutuelle en dépis des abus permanents faits aux droits de la personne


Le gouvernement mexicain témoigne à la Banque mondiale ses plus grands hommages et le président de la Banque mondiale encourage les efforts de justice sociale faits par l'administration Fox, tandis que les Mexicains et les groupes internationaux pour les droits de la personne condamnent les actes négligeant les droits de la personne.

Le samedi 8 décembre, le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn a reçu le plus grand hommage que le gouvernement mexicain décerne aux citoyens des autres pays, l'Aguila Azteca. Il a été rapporté que le gouvrenement mexican avait décidé d'honorer M. Wolfensohn car il lui était reconnaissant de ses efforts de soutien au Mexique et de ses réformes importantes des politiques de la Banque mondiale qui, selon le gouvernement mexicain, ont contribué à rendre les ressources de développement plus disponibles pour le Mexique et un grand nombre de pays dans le monde.

Selon la presse mexicaine, M. Wolfensohn, pour sa part, a déclaré que la Banque mondiale soutenait de tout coeur les actions prises par le gouvernement mexicain et qu'elle croyait que la voie prise par le président mènerait son pays au développement économique et, particulièment, à la justice sociale. La confiance témoignée par la Banque au président Fox repose sur ses relations avec Mexico ainsi que sur sa volonté, en tant que chef d'autres pays, d'aller vers la réduction de la pauvreté et le développement du Mexique.

Le Comité pour la justice sociale trouve ironique et même choquant que la Banque mondiale manifeste un tel enthousiame envers les prétendus engagements du gouvernement du Mexique de réduire la pauvreté et de prôner la justice sociale puisqu'ils surviennent, comme par hasard, au moment où le Mexique reçoit des critiques des organisations internatinales des droits de la personne, telles que Amnistie Internationale, la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme et le Centre des droits de l'Homme Miguel Agustin.

Lors d'une déclaration parue dans la presse le 30 novembre, à la fin de la première année de pouvoir du président Fox, Amnestie Internationale « a remarqué qu'un grand nombre des préoccupations des droits de la personne au Mexique, y compris la torture, l'impunité répandue des violations des droits de la personne, et le rôle de la justice militaire n'étaient pas du tout prises en compte. » L'organisation internationale conclut en disant que « le temps des promesses est révolu. Après un an de pouvoir politique, le président Fox doit prendre des décisions précises afin de réaliser pour de vrai, ses promesses concernant l'amélioration des doirts de la personne au Mexique. »
La Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme a critiqué, dans un rapport publié récemment au Mexique, l'influence militaire du système de justice civile qui, selon elle, va à l'encontre des droits de la personne, ainsi que le fait que le Mexique ne tienne pas compte des recommendations qui lui ont été faites par des institutions interaméricaine des droits de la personne.

Le Centre des droits de l'Homme Miguel Agustin à Mexico a souligné, dans une analyse des actes de l'administration Fox pour les droits de l'Homme à la fin de sa première année au pouvoir, que le plan de développement national de 5 ans du gouvernement ne mentionnait nulle part les droits de la personne. En plus de discuter des cas de violations des droits politiques et civils ayant lieu actuellement et des violations des droits collectifs des populations nées au Mexique, le rapport du Centre Pro s'est penché sur les conséquences négatives des droits de la personne des politiques économiques du président Fox.

Tenant compte des recommandations faites par la Banque mondiale, le gouvernemnet du mexique a encouragé plus d'investissmens internationaux et nationaux pour l'énergie, l'eau et les communications, particulièrement dans les campagnes du Sud du Mexique. Le Pro Centre prévoit que des projets de développement des infrastructures d'une telle envergure (qui comprennent la concentration de la santé et des services de l'éducation dans les corridors industriels) auront pour conséquence l'éviction des populations rurales de leurs maisons et de leurs terres, qui deviendront alors une main d'oeuvre bon marché et non qualifiée pour les industries transnationales agro-industrielles. Un tel processus facilitera l'accès des entreprises transnationales aux richesses minérales et à la biodiversité qui sont situées dans les terres habitées par de petites exploitations fermières natives du pays ou non.

Le Pro Centre observe également les effets négatifs que les réformes des taxes proposées par le gouvernement Fox auront sur les droits socioécnomiques des Mexicains les plus pauvres. Parmi ces propositions, une taxe de 15 % (TPS) a été ajoutée sur la nourriture, les soins médicaux, les livres et les articles qui jusqu'à présent étaient exempts de ce genre de taxes.