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Note : Cette lettre envoyée au rédacteur en chef répond à un éditorial du CJS publié dans la Gazette le 15 juillet (la référence dans la lettre au 24 juillet est une erreur).
The Gazette, Montréal, le samedi 28 juillet 2001

Les pays pauvres ne veulent plus d'annulation de la dette

Lettre au rédacteur en chef
Derek MacCuish (Commentaire, 24 juillet, « La Banque mondiale devrait arrêter d'agir à titre d'usurier ») fait l'éloge des gouvernements du Canada et d'autres pays industriels qui ont promis d'annuler à 100 p. cent les dettes des pays pauvres. Fais la louange où la louange est due. Cependant, il critique en même temps les institutions financières internationales de ne pas faire de même afin de protéger ses « actionnaires ». Mais une question se pose : qui sont ces actionnaires ? Le gouvernement du Canada (3 pour cent), les Administrations des autres pays industriels qui annulent les dettes des pays pauvres et les États de ces derniers aussi.

En fait, ces mêmes gouvernements, ayant supporté l'Initiative d’aide aux pays pauvres très endettés (PPTE) qui aide à réduire à deux-tiers la dette de 32 pays très pauvres du monde (y compris environ la moitié de la dette due au FMI et à la Banque mondiale), ont démontré un intérêt minuscule envers l'annulation future de la dette multilatérale. Pourquoi ?

L'Initiative PPTE annule la dette considérée obstacle à la réduction de la pauvreté. Sauf l'Initiative PPTE, le consensus est que l'argent disponible pour l'aide soit appliqué au meilleur dans les nouveaux projets de réduction de la pauvreté – y compris dans les pays pauvres qui n'ont jamais eu d'ennui en payant les dettes – au lieu de mener ceux en bateau qui ont emprunté beaucoup d'argent dans le passé.

M. MacCuish n'arrive pas à expliquer pourquoi les pays pauvres – y compris ceux ayant des gouvernements démocratiques et l'engagement d'appuyer les politiques d'aide des pauvres, et pas les dictatures corrompues stéréotypées – continuent à supporter et utiliser la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance du FMI qu'ils pourraient fermer. C'est parce que le soutien du FMI offre aux pays un avenir plus brillant.

Ceux qui diabolisent le FMI et la Banque mondiale en faisant la caricature des politiques appuyées par les États ressentant de la compassion pour l'état critique des pays pauvres, ne diront pas la même chose.

Cependant, M. MacCuish a raison concernant un point : le FMI a donné beaucoup plus de longues explications pourquoi l'annulation complète de la dette n'est pas une solution sage. Ces explications se trouvent sur le site www.imf.org.

Thomas C. Dawson
Directeur
Département des relations extérieures
Fonds monétaire international
Washington, D.C.