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Ernie Schibli,
Coordonnateur des programmes d’éducation publique
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Courriel: ernie@s-j-c.net

Le Comité pour la justice sociale condamne le meurtre brutal d’une jeune fille d’assistants communautaires autochtones au Guatemala, et demande au gouvernement guatémaltèque de poursuivre les responsables en justice.

Montréal- 30 mai 2006 – Le Comité pour la justice sociale a émis une alerte à l’action condamnant le meurtre brutal d’une jeune fille d’assistants communautaires autochtones dans l’est du Guatemala, et demande au gouvernement guatémaltèque de conduire des enquêtes et de poursuivre les personnes responsables en justice. Le CJS condamne également les assassinassions de quatre militants pour les droits de la personne au Guatemala, notant que ces actes de violence, qui furent commis dans les deux derniers mois contre des membres d’organismes faisant la promotion des droits des femmes, des paysans et des autochtones, n’ont toujours pas fait l’objet d’enquêtes officielles.

Le CJS note que le 20 mai, Sandra Teresa Coc Xol, agée de quatorze ans, fut abattue par des balles à seulement quelques mètres d’un centre d’éducation géré par l’Association Ak’ Tenamit, un organisme de soutien aux communautés Q’eqchi’ dans l’est du Guatemala. Les parents de Sandra occupent tous deux des postes au sein de l’Association Ak’ Tenamit (son père est Directeur des opérations et par le passé fut Président du Conseil administratif), laissant les membres de l’organisme à croire que son meurtre visait à terroriser les groupes de soutien communautaire dans la région.

Cette vague récente de violence politique témoigne d’une situation de répression et de troubles sociaux affectant l’ensemble du Guatemala. Alors que les organismes de base et mouvements d’opposition populaire se renforcent dans le pays, exhortant le gouvernement à aborder les problèmes sociaux émanant de ses politiques foncières et minières, les Guatémaltèques deviennent de plus en plus la cible d’actes de violence et de terreur.

« Le gouvernement guatémaltèque doit assurer le respect des droits fondamentaux de ses citoyens en assurant la protection des défenseurs des droits de la personne et des membres de mouvements sociaux et politiques », a affirmé Ernie Schibli, coordonnateur des programmes d’éducation publique du CJS.

Le Comité pour la justice sociale poursuit ses campagnes de sensibilisation publique sur les questions des droits de la personne au Guatemala et appuie la lutte que livre le peuple guatémaltèque contre l’impunité.