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Réduction du nombre de pays ayant droit au plan d'allègement de la dette des pays du Tiers-monde:  les représentants canadiens au FMI sont d'accord

Montréal - 16 décembre 2005 - Mercredi prochain, le 21 décembre, le conseil d'administration du FMI considèrera une proposition du personnel pour retarder le plan du G7 concernant l'allègement de la dette du tiers des pays éligibles. Cette information a été transmise à une ONG américaine et confirmée par le Bureau du Directeur exécutif du Canada au FMI à Washington.

Le porte-parole du bureau canadien a en effet affirmé que le bureau allait supporter la proposition des membres du personnel. Le Comité pour la justice sociale n'a toujours pas reçu de commentaire de la part du premier ministre du Canada.


Voici nos trois préoccupations :

- le délai indéfini pour six pays, Sénégal, Madagascar, Rwanda, Mauritanie, Éthiopie et Nicaragua. Les douze autres pays éligibles devraient voir leur dette allégée dès janvier.
- les conditions. Les six pays concernés devront se soumettre à de nouvelles conditions de la politique monétaire et fiscale du FMI, malgré la directive du G7 d'annuler les dettes sans condition supplémentaire.
- le contrôle du FMI sur l'économie des pays. Ces pays se retrouvent maintenant, ou se retrouveront d'ici la fin du mois, sans programme du FMI. Le FMI n'accorde ses allègements de dette que si les pays sont liés à un accord. La Guyana semble avoir échappé à la liste des délais, son programme se terminant plus tard dans l'année.

Les bureaucrates du FMI semblent donc démontrer qu'il n'est pas nécessaire de tenir compte de la volonté du public pour l'annulation des dettes des pays du Tiers-monde, ni de celle du G7, affirme Derek MacCuish, coordonnateur du Comité pour la justice sociale. Une question demeure pourtant. Étant donné le grand intérêt du premier ministre Martin pour l'allègement de la dette des pays du Tiers-monde, comment se fait-il que le gouvernement canadien approuve ce non-respect du plan du G7 ?


Le Comité pour la justice sociale se joint à plusieurs organisations militant pour l'annulation de la dette afin d'exiger que le FMI rejette la proposition du personnel et qu'il accorde l'entière annulation de la dette pour les 18 pays tel que promis ainsi que l'accélération de l'allègement de la dette pour d'autres pays très appauvris.

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