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La mine d'or San Marcos et le rôle du CJS

Au printemps 2004 Ernie Schlibi du comité pour la justice sociale a visité San Marcos, au Guatemala, une région habitée principalement par des autochtones, en réponse aux inquiétudes à propos d'une mine d'or à ciel ouvert qui commence ‡ être exploitée dans la région et les effets qu'elle aurait sur leurs communautés. Les gens de la région estiment qu'ils n'avaient pas assez d'appui du gouvernement pour répondre aux inquiétudes sur l'utilisation d'importante quantités d'eau et de substances toxiques, et les effets socio-économiques de l'exploitation miniére.

Des groupes de la région, comme le Movimiento de Trabajadores Campesinos (MTC), des groupes indigénes et d'autres organisations populaires, ont constitué la coalition "Frente por la Vida" afin d'essayer de jouer un plus grand rôle dans le processus décisionnel.

En cherchant l'appui de la communauté internationale, le MTC a demandé au CJS d'aider aux efforts du Frente por la Vida pour atteindre ces trois objectifs:

Le CJS a répondu en écrivant une lettre ouverte au président du Guatemala qui manifestait notre soutien aux demandes de Frente por la Vida pour le respect de leurs droits, recueillant des signatures des organisations du monde entier.

Ernie Schibli est rentré à San Marcos en novembre pour apporter la lettre à une conférence de presse dans la ville de Guatemala et dans la communauté elle-même, auprés d'autres organisations locales.

La Responsabilité Internationale

La Société financiére internationale, un membre du Groupe de la Banque Mondiale, a convenu en juin 2004 d'un prêt de 45 million dollars à Glamis Gold, une entreprise canadienne-américaine, pour le projet minier à San Marcos, malgré une requête d'une organisation indigéne qui demandait auprés de l'IFC de reporter la décision, vu les inquiétudes de la communauté.

Glamis Gold est une entreprise transnationale inscrite au Canada ; il y a donc un certain niveau de responsabilité de la part du gouvernement canadien décrit par les Principes directeurs pour les entreprises multinationales de l'OCDE. Ces principes sont un instrument de responsabilité de l'entreprise qui spécifie: "Les gouvernements souscrivant aux Principes Directeurs s'engagent à améliorer constamment leurs politiques nationales et internationales en vue d'accroître le bien-être et d'élever les niveaux de vie de tous." Dans ses Principes Généraux, les Principes Directeurs maintiennent que les entreprises doivent "respecter les droits de l'homme des personnes affectées par leurs activités, en conformité avec les obligations et les engagements internationaux du gouvernement du pays d'accueil."

L'État de Guatemala a signé (en 1996) la Convention relative aux peuples indigénes et tribaux (C169) de l'Organisation Internationale du Travail, qui spécifie que les autochtones "doivent avoir le droit de décider de leurs propres priorités en ce qui concerne le processus du développement, dans la mesure où celui-ci a une incidence sur leur vie, leurs croyances, leurs institutions et leur bien-être spirituel et les terres qu'ils occupent ou utilisent d'une autre maniére" et que " lesdits peuples doivent participer à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation des plans et programmes de développement national et régional susceptibles de les toucher directement."