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Bas les pattes! Ou comment une minorité privilégiée s'empare de la richesse mondiale.

Malgré des années de croissance économique internationale, la majorité de la population mondiale vit dans la pauvreté. Il y a de l'argent, mais la plupart des gens n'en verront jamais qu'une infime partie, à cause d'un système qui veut que l'argent soit siphonné à tous les niveaux de la société pour finir directement entre les mains d'une petite élite très riche.

Bien que l'économie mondiale se soit épanouie de façon spectaculaire, la plupart des gens n'en ont pas reçu les bénéfices. L'Afrique a décliné durant les années 80, et ne s'est toujours pas redressée. Les revenus en Afrique Sub-saharienne ont chuté de 21.6% entre 1980 et 1997. Les salaires effectifs des travailleurs d'Amérique latine sont également tombés en dessous du niveau observé dans les années 70. Même aux états-unis, le salaire horaire moyen a progressivement baissé de $11.46 en 1979 à $10.82 en 1997.[1]

Ces méthodes incluent : A notre époque, ce système s'inscrit dans un contexte de crise de la dette des pays du Tiers-monde, qui figurera dans une histoire honnête comme l'un principe les plus honteux du comportement humain.

La dette du Tiers-monde

Cette crise de la dette des pays du Tiers-monde est, depuis des années, le dessous honteux du système économique mondial. La quête du profit a drainé dans les pays pauvres du monde des sommes d'argent colossales, attirées par la présence d'une main-d'oeuvre bon marché et l'abondance des ressources naturelles. Les prêts ont coulé à flots, les prêts souverains, contractés par un gouvernement, étant alors considérés comme des paris sûrs. Trop souvent, les fonds ont été utilisés pour des mégaprojets industriels qui ont peu profité aux populations, ou sont retournés dans les systèmes bancaires du Nord quand les élites locales se sont mises à investir à l'étranger (la fuite des capitaux) ou à détourner ces fonds pour les renvoyer au Nord via des comptes privés.

Suite à la hausse des taux d'intérêts, des prix du pétrole et à l'inflation, même des pays comme le Mexique n'ont pas pu soutenir les échéances du remboursement de leur dette. La crise mexicaine de 1982 a été le premier gros signal d'alarme. Cependant, la protection du système bancaire international fut assurée par les institutions de Bretton Woods (le FMI et la Banque Mondiale) lorsqu'elles décidèrent de renflouer les prêteurs commerciaux et d'assumer elles-mêmes la dette des pays du Tiers-monde.

Les pays les plus pauvres sont dans l'incapacité d'assurer le paiement de la moitié de la somme qui leur est réclamée. Le paiement de ce qui reste dû, auquel viennent s'ajouter des intérêts et des coûts punitifs supplémentaires, est sans cesse reporté. La dette a augmenté au fur et à mesure de la crise, même si pour la plupart, les sommes empruntées à l'origine ont été remboursées depuis longtemps.

La forte réaction du public aux conditions de prêt imposées par les usuriers du FMI et de la Banque Mondiale a favorisé une nouvelle approche de la dette. On a annoncé l'initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés ( Initiative PPTE ), suivant laquelle les pays pauvres s'engageaient sur quelques années à se plier aux ordres du FMI. S'il était considéré qu'ils avaient accompli leur devoir avec succès, ils pouvaient alors espérer l'allègement du montant total de leur dette. Naturellement, les sommes payées chaque mois ou chaque année comme intérêts ne seraient pas prises en compte, puisqu'ils n'avaient de toute façon pas été capables de s'acquitter de leur dette.

Les institutions financières se sont rendu compte que la crise de la dette offrait l'opportunité d'avoir accès aux ressources des pays débiteurs. Le FMI et la Banque Mondiale insistent sur la libéralisation et la privatisation des activités lucratives basées sur les ressources telles que l'exploitation minière, et l'extraction de pétrole comme faisant partie d'un programme d'allègement de la dette. La libéralisation des marchés du travail est aussi une priorité - dans le sens d'une diminution des normes de sécurité pour les travailleurs, des salaires et des conditions de travail. La dissolution des syndicats fait également souvent partie du processus de libéralisation et de privatisation.

L'argent, qu'est-ce que ça vaut?

En économie, il existe un mot pour désigner les coûts sociaux et environnementaux de la production et de la croissance économique supportés par la société en général. On appelle cela les "externalités"

Nettoyer un fleuve du cyanure déversé par une mine d'or, replanter suite à la déforestation, hospitaliser des personnes dont le système a été exposé aux attaques de substances présentes dans l'air qu'elles respirent ou dans la nourriture qu'elles consomment; tout cela a des conséquences dont la gestion et le prix sont bien souvent laissés à la charge des communautés.

Quand on mesure les externalités, on a une bien meilleure idée des coûts et des profits. On en arrive à devoir évaluer et choisir : cela en vaut-il la peine? C'est un concept très utile lorsque l'on parle des méthodes de production des biens et des services - fondements de la théorie économique - et il est possible qu'il soit applicable à tout le système de production.

Par exemple, quel est le coût social et environnemental quand on force les pays les plus appauvris à payer des dettes que tout créditeur légitime aurait annulé depuis des années, car impayables sous peine de dommages humains sévères?

Et le coût pour les communautés qui ne peuvent bénéficier des charges patronales, du fait de compagnies qui font suivre à leur argent la filière des paradis fiscaux?

Lorsque qu'un spéculateur monétaire effectue une opération de plusieurs millions de dollars de profit, d'où vient l'argent? Aucun bien, ni aucun service n'a été produit au cours de la transaction. D'une façon ou d'une autre, l'argent vient de la production de la société dans son ensemble.

Le FMI

"La crise financière de ces dernières années montre que quelque chose va mal dans le fonctionnement du système financier mondial", déclare l'ancien économiste principal du FMI, Michel Mussa.

Demandez à la population pauvre du monde - la majorité de la planète - ce qu'elle pense du système financier mondial, et depuis combien de temps il y a quelque chose qui va "mal". D'ailleurs, demandez aux Canadiens issus de la classe moyenne s'ils pensent que 400 personnes, des hommes pour la plupart, devraient contrôler la majeure partie des richesses de la planète. Demandez-leur si vous devriez annuler la dette des pays les plus démunis.

Il y a des personnes qui ont leurs mains dans les poches des autres. Cette plaquette se penche sur certains des mécanismes du système économique international qui est à l'origine de leur fortune et de leur pouvoir. Pour commencer notre étude, le FMI est aussi bien que n'importe quoi d'autre.

Le gendarme de la finance mondiale, le Fond (comme il se plaît à être appelé) supervise le change : qui achète, qui vend. Il a progressivement étendu ses prérogatives, et depuis tout récemment il est capable de manipuler la crise de la dette du Tiers-monde, de telle sorte que les pays les plus démunis font la queue pour céder par écrit leurs ressources naturelles et toute possibilité de protéger les travailleurs, en espérant obtenir un allègement de leur dette.

Le FMI asseoit son jugement sur les conditions standard d'allègement de la dette : la libéralisation et la privatisation des ressources naturelles d'un pays. L'exploitation minière, l'extraction pétrolière et la pêche doivent être laissées aux grandes entreprises commerciales, cependant que la réglementation de l'industrie et du commerce est démantelée.

"Mais la mondialisation, c'est bien plus qu'un phénomène économique. Pour beaucoup, elle signifie le développement d'une culture internationale - entendant par là une culture américaine - au détriment des cultures nationales et locales. Je ne sais pas jusqu'à quel point ceci est en train de se produire ... Mais je suis certain que c'est là une cause importante de l'opposition à la mondialisation."

C'est ce qu'a déclaré Stan Fisher, ancien Premier Adjoint au FMI, qui travaillait avec Monsieur Mussa.

Cela dit, les choses se sont mal passées en Asie orientale, quand la crise a frappé en 1998. La monnaie thaïlandaise, le Baht, a commencé à chuter l'année précédente avec une économie rendue très vulnérable par le volume considérable d'une dette contractée en très peu de temps. Les investisseurs se sont rués vers la sortie, retirant leurs investissements et faisant chuter le Baht en faveur d'autres devises qui semblaient devoir prendre de la valeur. La panique s'est propagée dans les autres pays de la région à cause de l'interconnexion de leurs économies.

Le FMI a proposé un ensemble de prescriptions types : resserrer les budgets et faire des coupes dans les réserves financières et les crédits disponibles. La crise s'est aggravée, et les économies touchées se sont contractées de façon particulièrement préjudiciable pour les pauvres et les travailleurs ordinaires. Les quelques milliards de dollars alloués par le FMI et les fonds publics étaient destinés à couvrir les investisseurs internationaux, mais pas les habitants de la région.

La Banque Mondiale

Bien que la Banque mondiale ne soit pas aussi servile que le FMI dans sa dévotion à la finance internationale, ses dépenses pour l'aide au "développement" dans les pays pauvres sont dominées par sa loyauté envers les profits commerciaux.

Récemment, la Banque mondiale a annoncé son soutien à un projet pétrolier de 3.7 milliards de dollars au Tchad et au Cameroun, sponsorisé par Exxon/Mobil. Les deux pays sont problématiques en matière de droits de l'homme, et le Cameroun est communément reconnu comme l'un des pays les plus corrompu au monde, mais ce projet s'accorde parfaitement avec la tradition de la Banque de financement des exploitations de carburant fossile et de soutien des grandes compagnies pétrolières. Ce sera le plus vaste projet d'investissement privé en Afrique des cinq prochaines années, avec des fonds publics utilisés de manière diverse et variée pour assurer la sécurité de l'investissement privé dans un climat de violence et de corruption.

Paradis fiscaux et centres financiers offshores


Le mot "offshore" implique la notion d'un petit pays insulaire, flottant quelque part dans l'éternel été des tropiques. C'est souvent assez proche de la réalité, mais il existe des centres similaires dans des endroits comme Londres ou New-York. Ces centres offshores ont en commun deux aspects essentiels dans leur service à but lucratif : Les paradis fiscaux rendent le pillage de la richesse publique plus facile. 80 millions de dollars ont ainsi été volés au Nigeria sous le régime du dictateur Abacha. Les paradis fiscaux et autres échappatoires sont des incitations à la corruption, et le pillage des fonds publics par des élites corrompues est une pratique bien trop courante dans les pays pauvres.

Crises économiques

Les paradis fiscaux et les centres financiers offshores sont au coeur des marchés financiers mondiaux, ajoutant à l'instabilité des cours monétaires et aux variations des flux de capitaux. Aujourd'hui, ce système se trouve bouleversé par le fait qu'une grande partie des capitaux est pris dans cette course sauvage au profit maximum en un minimum de temps.

La volatilité au sein des grands marchés a contribué à la crise économique asiatique, multipliant par deux le nombre de gens vivant dans la pauvreté en Indonésie. La crise a privé de travail des dizaines de millions de gens. En 1998, le chômage en Indonésie a triplé, et aujourd'hui le riz rapporte moins que le minimum vital à des millions d'Indonésiens.

Depuis 1998, la Thaïlande et l'Indonésie se débattent sous la dette publique contractée dans le but d'empêcher que la corruption et l'âpreté au gain ne saignent à blanc leurs économies.

Puissances commerciales

Des 100 plus grosses économies mondiales, 51 sont des entreprises et 49 sont des pays. Le pouvoir de l'Etat est menacé depuis des années tandis que le pouvoir des entreprises ne cesse de croître, rassemblant un potentiel politique plus fort que jamais. Le pouvoir accru d'agences comme le FMI, dont les opérations sont largement effectuées pour le compte de profits privés, s'est développé aux dépens de celui d'agences des Nations Unies qui, quels que soient leurs défauts, sont les seules agences internationales capables de s'opposer aux puissances commerciales au nom des citoyens et de leurs représentants politiques.

La Conférence des Nations Unies pour les Compagnies Transnationales, instituée pour édicter des codes de conduite à l'encontre des compagnies, a été supprimée en 1986. L'Organisation Internationale du Travail a été écartée du pouvoir, tandis que la Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et le Développement et le Programme de Développement des Nations-Unies ont été relégués à la périphérie de la mondialisation, reliques inefficaces d'une époque où l'Etat était suffisamment puissant pour aborder le développement économique global par le biais de la question des droits de l'homme. L'Organisation Mondiale du Commerce a pris en charge des domaines faisant autrefois partie des prérogatives de ces agences, et a reçu le pouvoir de demander à ce que la législation nationale ne soit pas prise en compte si elle contrevenait aux demandes de profit des entreprises commerciales.

Les entreprises multinationales se sont changées en entités "globales", en ce sens qu'elles présentent une image homogène, mariant le produit à une culture essentiellement américaine dans un objectif de consommation universelle, sans égard pour la dimension nationale du siège de la compagnie ou pour les caractéristiques culturelles locales de l'endroit où les produits sont commercialisés.

Le développement de la culture commerciale est largement motivé par un désir de récupérer les dépenses des jeunes. Bien que le quart de la population mondiale vive dans un degré de pauvreté suffisant pour qu'il les classe d'emblée hors de la catégorie des consommateurs, on persiste à croire que le marché florissant d'où viendront les profits commerciaux de ces prochaines années sera emmené par la jeunesse des pays en voie de développement. Les analystes du marché observant la Chine y voient des structures familiales où quatre grands-parents et deux parents feront tout pour donner à l'enfant unique ce qu'il y a de meilleur. Ils sacrifieront et économiseront tout leur possible, afin que cet enfant puisse jouir de ce qu'ils n'ont pas eu. Ainsi, MTV, Nike et Coca-Cola sont sur le terrain pour montrer ce que tous les jeunes gens du monde devraient avoir.

Le montant total de l'avoir des 100 plus grosses entreprises transnationales s'élève à plus de 4ooo milliards de dollars, une augmentation de 700% par rapport aux 5oo milliards qu'elles possédaient il y a 20 ans. Pourtant, ces entreprises sont peu génératrices d'emplois, fournissant environ un million de postes de moins qu'elles ne le faisaient en 1980.

Aujourd'hui, la sécurité de l'emploi fait partie du passé. Presque 3 millions d'Américains ont des emplois temporaires qu'ils trouvent par le biais d'agences d'interim, soit une augmentation de 1200% du nombre d'intérimaires employés en 1970. Pour les nombreuses personnes travaillant dans les usines anonymes du monde entier qui ont des contrats avec de grandes marques pas si respectables, la sécurité de l'emploi n'existe pas.

Les compagnies à portée internationale sont de plus en plus mobiles, s'appuyant sur la compétition qui existe entre pays, et particulièrement entre pays pauvres, pour leur "investissements" dollars. Elles recherchent les impôts les plus bas, les normes de protection des travailleurs ainsi que les salaires les plus faibles, et les services de police ou les forces militaires enclines à réprimer les mouvements ouvriers.

Les zones de libre-échange qui ont été établies un peu partout dans le Tiers-monde sont des zones de peur, où les gens travaillent interminablement pour des salaires de misère, et sont largement laissés en dehors des cadres de protection, quels qu'ils soient, dont leurs gouvernements se revendiquent avec tant d'ostentation. Ils savent qu'ils ne garderont leur travail qu'aussi longtemps qu'ils seront en bonne santé, jeunes et sans enfants. Les entreprises implantées dans ces zones peuvent acheminer des matériaux pour l'assemblage puis expédier les produits finis, le tout sans payer de taxes au pays d'accueuil; ainsi peuvent-elles profiter d'une main-d'oeuvre bon marché et complaisante tout en évitant les tracas fiscaux, qui pourtant profiteraient à la société dans son ensemble. Bien entendu, il en résulte une absence totale de services sociaux au sein des communautés où vivent ceux qui travaillent dans ces zones industrielles.

Au Sri Lanka, les ouvriers des zones de libre-échange se réveillent dans leurs dortoirs, où leur espace de sommeil est délimité par des lignes blanches, peintes sur le sol. Ils se rendent à leur travail à pied car il n'y a pas de transports publics, le long de routes sombres et dangereuses car l'argent manque pour acheter des réverbères. Le maire de la ville de Rosario, qui possède la plus grande zone de libre-échange des Philippines avec plus de 200 usines, dit des compagnies qui y sont implantées qu' "elles ne paient rien. Nous avons besoin d'eau, de routes, de services médicaux, d'éducation." Mais il est frustré de ce que sa ville "ne peut même pas fournir les services élémentaires que notre peuple attend de nous"[2], car seule une infime minorité de compagnies y paie des taxes.

La réponse à cette montée du pouvoir des entreprises commerciales est similaire aux luttes menées par les populations pour acquérir un pouvoir politique accru. Cela commence par l'information : une plus grande transparence quant à leur fonction, et les impacts qu'elles peuvent avoir sur la société et l'environnement. Les entreprises masquent leurs opérations derrière toute une batterie d'excuses, dont la plus récurrente est celle de la "confidentialité commerciale", comme si la demande d'un marché de production compétitif suffisait pour que l'on mette de côté les problèmes relatifs aux abus sur les hommes et l'environnement.

Même les agences publiques dont le but est de soutenir l'entreprise se servent de ce raisonnement. Exportation et Développement Canada refuse de publier ne serait-ce que des renseignements de base sur les prêts effectués, revendiquant la confidentialité commerciale, bien que ses capitaux soient presque entièrement constitués de fonds publics, alloués par des gouvernements peu désireux de rendre compte à une opinion publique responsable de la façon dont l'argent est dépensé.

Dépenses militaires

La Coalition contre le Commerce des Armes suit les trajectoires d'exportation de l'équipement militaire depuis le Canada jusqu'aux régimes faisant état de violations des droits de l'homme. Dans son bulletin d'information Press for Conversion, la coalition maintient que "le Canada vend du matériel militaire à des instituions policières et militaires de l'étranger, qui sont bien connues pour leur non-respect régulier et systématique des droits de l'homme (...) Les droits économiques et sociaux à l'éducation, la santé, au logement et au travail sont ignorés ou minés par les bénéficiaires des exportations militaires canadiennes. Le Canada vend des instruments de guerre et de répression à de nombreux régimes qui dépensent des sommes colossales en structures de sécurité pour réprimer les manifestations et les grèves de ceux qui luttent pour une vie meilleure."

D'un montant de 305 milliards de dollars, les impératifs du budget militaire des Etats-Unis pour l'année 2001 sont plus élevés que les dépenses des douze autres Etats les plus riches de la planète, et cinq fois plus importants que ceux de la Russie qui est le deuxième dépenseur mondial en matière d'armement. Les Etats-Unis et leurs plus proches alliés dépensent plus que tous les autres pays confondus, comptant pour 63% de la dépense militaire mondiale ( 785 milliards de dollars en 1998 ), soit plus de trente fois les sommes investies dans l'armement par les sept Etats "voyous".

Ce ne sont que quelques-uns des mécanismes par lesquels l'argent arrive aux mains d'une minorité privilégiée. Comprendre leur fonctionnement est le point de départ qui permettra de faire évoluer les choses dans le bon sens.

- Derek MacCuish


[1] Valeur de 1997. Institut de Politique économique, Etat de l'Amérique au travail 1998-1999, Cornell University Press, 1999, cité par Mark Weisbrot dans Abécédaire de la Mondialisation, Washington : Preamble Centre, 2000.

[2] Cité par Naomi Klein, No Logo, Toronto: Alfred A.Knopf, 2000.